La peur est l’une des émotions qui nous permet de nous adapter à notre environnement. Sa présence coïncide (la plupart du temps), avec celle d’un danger.

Les manifestations physiologiques et psychologiques qu’elle provoque (comme l’accélération du rythme cardiaque), augmentent notre rapidité de réaction. Cela nous permet d’y faire face. Nos sens sont en éveil et notre corps est activé, prêt à fuir ou attaquer. Face à un évènement aversif, ce sont alors les mécanismes du stress qui se mettent automatiquement en route pour nous faire réagir plus vite et plus fort que d’ordinaire. Une fois le danger disparu, les mécanismes du stress s’atténuent, et les symptômes du stress se dissipent.

En revanche, dans certaines situations, lorsque l’émotion est très intense, dure trop longtemps ou qu’elle s’active trop souvent, le cerveau lui-même va se protéger des effets potentiellement négatifs que les substances neurochimiques du stress pourraient avoir sur notre corps en cas d’exposition prolongée. C’est à ce moment là que la peur peut devenir « pathologique« . Cela se nomme le psychotraumatisme*, ou le syndrome de stress post-traumatique.

Ce trouble est plus fréquents qu’on ne pourrait le croire et touche entre 6 et 10% de la population mondiale. Il peut dans certains cas conduire à des souffrances psychiques majeures très invalidantes. Une prise en charge précoce par un spécialiste qualifié va contribuer à un pronostic favorable de la maladie.

Psychotraumatismes* :  « Toutes conséquences psychologiques dues à la confrontation brutale à une agression ou à une menace pour sa vie ou celle d’autres personnes présentes lors de l’évènement ».

 

 

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